Le 23 juin, à l’occasion de la fête de la Saint-Jean, les paroissiens de Villemomble ont dit au revoir au Père Jean-François Ribard et à Rémy Pignal, séminariste à Notre-Dame d’Espérance. Un beau moment de partage et d’émotion !

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Retrouvez ci-après l’homélie du Père Jean-François Ribard :

Dimanche 24 juin 2018.  Naissance de St Jean-Baptiste

Jean-Baptiste, le plus grand des prophètes, a-t-il encore quelque chose à nous dire aujourd’hui ? Oui, plus que jamais, dans une époque comme celle que nous vivons, où le sens de Dieu et le sens des hommes risquent de se perdre dans des conflits interminables entre les peuples et les religions – un égoïsme généralisé et des communautarismes exacerbés.

Que disait Jean-Baptiste à ces foules qui venaient à lui ? En reprenant le prophète Isaïe : « préparez le chemin du Seigneur ; rendez droits ses sentiers ; tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux seront redressés, les chemins rocailleux aplanis ; et tous verront le salut de Dieu ».

Alors on lui disait : que faut-il faire ? Et il répondait : si quelqu’un a 2 tuniques, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; si quelqu’un a de quoi manger, qu’il fasse de même. Des collecteurs d’impôts aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : Maître, que nous faut-il faire ? Il leur dit : n’exigez rien de plus que ce qui vous a été fixé. Des soldats lui demandaient : et nous que faut-il faire ? Il leur dit : ne faites ni violence ni tort à personne, et contentez-vous de votre solde.

Ces trois exigences résument à elles seules, bien des façons de se convertir pour préparer la venue du Seigneur, aujourd’hui comme hier, pour préparer la venue du Sauveur dans notre monde, la venue de Dieu en personne : chemins de justice, de partage et de paix.

Pour retrouver le sens du vrai Dieu il faut retrouver le sens de la justice et de la réconciliation. Le sens de la justice, Charles de Foucauld, un prophète de notre temps, qui lui aussi est allé vivre au désert, n’avait pas peur de le dire aussi bien à ce peuple étranger dans lequel il avait choisi de vivre qu’à ses compatriotes auxquels il reprochait leur conduite et le mépris souvent des gens qu’ils avaient colonisés. Dans ses dernières années – et même avant – il se posait la question de la Mission, de l’Evangélisation. Pour lui, c’était préparer la terre et d’abord « débroussailler ».

Ce sens de la justice, l’aurions-nous perdu ? Il n’est pas à vivre seulement entre nous, mais partout. Le monde est devenu un grand village. Nous découvrons que nous dépendons les uns des autres et que nous avons besoin les uns des autres, non pour nous exploiter, mais pour nous soutenir… Ce défi nous fait peur, mais cela n’est-il pas un signe voulu par Dieu ?

L’Eglise du Seigneur est au milieu du monde, comme un ferment. Elle mourrait si elle se repliait sur elle-même ; comme nos paroisses mourraient en s’isolant et en croyant qu’elles sont les meilleures. Ce que je vous dis là, notre pape François ne cesse pas de le dire haut et fort aux églises et aux peuples.

« Ouvrez-vous, portes éternelles ; laissez entrer le Roi de gloire ». En écho au psaume, nous aussi, ouvrons-nous ; et le Seigneur apparaitra.

Puisque je pars ailleurs et que cela demande toujours un certain « rétablissement » physique et moral, je vous demande de prier pour moi et je ne vous oublierai pas.

Comme l’a très bien écrit le père Rémy, je reprendrai sa formule, en souhaitant que vous gardiez toujours quelque chose de bon de chacun des prêtres qui passent plus ou moins longtemps dans votre paroisse.

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